نظل نتأرجح ما بين قديرين: الحب والموت لكن الحب وحده هو الذي يكررنا
   
 
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Mohamed Ali Yousfi

Mohamed Ali Yousfi



Un de mes poèmes - traduit de l'arabe


Ce poème est extrait du recueil "Hafet al ardh" L’extrémité de la terre", Beyrouth, Dar al kalima, 1988
Le ton est plutôt pessimiste. En relisant l'histoire, le poète constate que la sagesse a disparu .Il s’agit donc d’entreprendre un dernier voyage, un nouvel exode dont l’issue ne peut être que la mort. L’ensemble se caractérise par une grande cohérence et tout autant de musicalité que la traduction ne peut rendre. Jean Fontaine

***
Un oiseau dans la cage de la mémoire,

Un papillon devant l’éclat du jour et du cristal,

Un vampire entre les épines du lotu
s...


Ainsi l'enfant qui s'esquive, comme une poignée de sable...


De quelle première faute s'agit-il
Pour qu’il ne s’approche de deux continents
Où se trouvent les dards affûtés
Doigts sans fin
S’étendant jusqu’au dernier jour du tremblement du gibier?

Un coin t’est réservé
Pour que tu halètes
Et écrives d’un souffle révolté
Qui remplisse les interstices du vide...

Ton pied droit s’est placé au mauvais endroit,
Et quand tu étendis la main
Il eut fallu d’abord évaluer...


Mais... Grands dieux!
Tous ces démons
Et ces images
Arrivent d’un seul coup...

Trad: Jean Fontaine

***

Mohamed Ali Yousfi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Mohamed Ali Yousfi
Mohamed Ali Yousfi

né en 1950 à Béja, est un écrivain et traducteur tunisien.

Licencié en philosophie et sciences sociales, il termine son troisième cycle dans une université libanaise. Il publie en premier temps à Tunis puis au Moyen-Orient (Amman, Beyrouth et Damas).

En 1992 paraît son premier roman : Le temps des lutins (prix du meilleur roman arabe 1992). Son deuxième roman paraît cinq ans plus tard : Soleil des tuiles (prix du meilleur roman tunisien 1997).

Il propose par ailleurs une interprétation originale des textes concernant l'intifada palestinienne dans un ouvrage de critique littéraire : L'Alphabet de la pierre. Mais il traduit surtout divers auteurs en arabe : Gabriel García Márquez, Miguel Ángel Asturias, Alejo Carpentier, Shichiro Fukazawa, Álvaro Cepeda Samudio, Christine Bruet, Octavio Paz, une anthologie de la poésie grecque, la biographie de Níkos Kazantzákis, Les débuts de la philosophie bourgeoise de Max Horkheimer et Balzac et le réalisme français de Georg Lukács.

Autres publications

Lisière de la terre -poésie

  • La Nuit des ancêtres -poésie
  • Une sixième femme pour les sens-poésie
  • Le royaume de l'Oukhaidar-roman
  • Hier Beyrouth -roman
  • Dentella -roman
  • Seuils du paradis -roman

Autres traductions-



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Du rôle littéraire de la censure


Le phénomène n'est pas nouveau. Le bon écrivain saisit toutes les occasions qui lui sont fournies pour délivrer son message. L'écriture littéraire réserve tant de possibilités qu'il ne reste à l'auteur que l'embarras du choix
Ayant plusieurs cordes à son arc, Mohamed Ali Yousfi, depuis plus de vingt ans, s'est fait remarquer dans le domaine de la traduction (douze ouvrages, surtout d'écrivains d'Amérique latine), de la poésie (trois recueils au ton pessimiste, la sagesse a disparu de l'histoire), du roman (deux livres : Le Temps des lutins ([Tawqît al-binkâ], Londres, 1992) et Soleil des tuiles ([Chams al-qarâmîd], Tunis, Dâr al-Janûb, 1997) et de la critique (une étude de textes concernant l'insurrection palestinienne). Né à Tunis en 1950, il vit la question palestinienne de près, sur le terrain, puis à Chypre, avant de revenir au pays, où il travaille comme journaliste pour des revues étrangères.
Voici, cette année, son troisième roman : Le royaume d'Oukhaydhar ([Mamlakat al-Oukhaydhar], Damas, Dâr al-Talî`a l-Jadîda, 2001, 188 p.), où l'emprise de son imagination débridée se laisse encore plus sentir que dans ses deux premiers romans.
Après une présentation des personnages, presque sous forme de liste, une première partie se déroule loin du royaume d'Oukhaydhar. Le texte, mis dans la bouche de la soeur aînée, se compose de paragraphes, avec sous-titres, d'une page environ, décrivant divers aspects de la vie d'un enfant dont la famille déménage d'un immeuble de l'Ariana vers une villa de Raouad. La deuxième partie, un peu plus conséquente, se passe sur le chemin du royaume. La troisième partie, constituant la moitié du roman, concerne le vif du sujet : dédoublement de la personnalité des protagonistes, récits fabuleux. Quelques pages, pour terminer, supposent ce qu'aurait dû être le véritable début.
Le premier niveau de lecture de ce texte est l'aventure, comme peut l'imaginer un adolescent. Interviennent ici tous les insectes mirifiques possibles. Ils participent directement au déroulement du récit, ayant chacun sa propre personnalité.
Le deuxième niveau, plus symbolique, est celui de la gestation d'un enfant. En effet, la
soeur sait que sa mère est enceinte et elle se figure ce que sera son petit frère. Le royaume est l'utérus de la mère. L'enfant en sortira par césarienne. Mais, une fois né, tous les présupposés historiques et sociaux de sa famille s'effacent devant son propre destin.
Un troisième niveau de lecture apparaît en filigrane. C'est une prise de position sur l'actualité du pays. L'auteur intervient régulièrement dans le texte (p. 21, 23, 33, 95, 123, 187), comme c'était le cas dans plusieurs romans l'année dernière. On comprend ainsi que le récit féérique, même s'il est cohérent par lui-même, peut être un prétexte à réfléchir sur l'évolution présente du pays. Outre de nombreuses allusions directes à des faits observables aujourd'hui, la conquête d'un palais, par exemple, exactement comme dans le roman de Hasan Nasr, nous ramène à une réalité plus concrète.
Ces deux exemples sont-ils significatifs d'une nouvelle pratique littéraire utilisant les moyens du
bord pour produire des textes de qualité malgré les obstacles ?

*
Jean Fontaine Fondateur et ancien président de la revue de l'Institut des belles lettres arabes (IBLA)Tunis
 
 
 
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Réussir la traversée

Muhammad ‘Alî al-Yûsufî (né en 1950) est romancier, critique littéraire et traducteur. Son roman Tawqît al-Binkâ (« Le Temps des lutins », 1992) se conclue par le constat de l'absurdité de toute émigration, mais commence par une reprise massive d'une période heureuse passée à la campagne tunisienne, à l'ombre d'un grand-père et d'une grand-mère proprement légendaires. Combattant dans l'armée française, le grand-père avait offert du chocolat à une fille qui venait de perdre son père à la guerre, ce qui lui valut l'amour de la mère de la fille. Dans le voisinage des grands-parents, se trouve un Français qui a refusé de quitter le village après le départ des colons. Il « s'appropria » un terrain sur la colline, qu'il cultive et dont il vit. Le terrain appartient au grand-père du narrateur qui laisse faire le Français, consentant à ce que le terrain lui appartienne tant qu'il est en vie. Parlant bien l'arabe, celui-ci fait l'appel à la prière du haut de sa colline, où il ne risque d'être entendu que des reptiles et des oiseaux, ce qui l'enchante d'ailleurs, car il est aussi l'inventeur d'un langage pour communiquer avec eux.
La grand-mère, elle, mêlange dans sa tendresse les vivants et les morts, sa mémoire se refusant à enregistrer les décès et disparitions. Elle pleure et se frappe les joues en entendant dire qu'Untel, mort en vérité depuis des décennies, vient d'être arrêté pour ivresse. Le jeune narrateur Târiq comprend alors que si sa grand-mère lui permet de se dépayser et d'affoler le temps, c'est en compagnie de son grand-père qu'il aura toute chance de connaître les mœurs de la terre et les coutumes des plantes. Cependant, le vieillard lui dit qu'il était venu trop tard : quand les pères renient la terre et s'en vont loin d'elle, les petit-fils ne viennent que pour « renifler l'odeur des grands-pères », savoir de quelle étoffe ils sont faits et de quels récits ils sont capables.
C'est une telle paix qui se trouve saccagée dans le passage à la capitale, puis à Paris, où le narrateur fera les trente-six métiers, se sentant à jamais privé d'une sorte de poésie première à laquelle il lui fut donné de goûter au temps de son enfance. L'écriture poétique et assez dense de ce roman se condense encore plus dans un roman suivant et devient plus allégorique. Dans Shams al-Qarâmîd (« Soleil des tuiles », ici c'est un nom propre, 1997), le narrateur fait défiler des scènes d'une enfance idyllique passée dans le Nord de la Tunisie, entourée de récits merveilleux et de rapports éminemment transparents avec les êtres et l'espace. Mais voilà que le départ, comme dans le roman précédent, vient s'imposer comme une fatalité. Sauf qu'il est ici décrit de façon allégorique, ponctué par des épreuves initiatiques au terme desquelles le personnage central, lui-même narrateur du récit, comprend qu'en voulant contourner le lac de Sanhûrî, il a fait fausse route et doit rebrousser chemin pour essayer à nouveau. Puisqu'il lui faut de toutes façons s'immerger dans les eaux du lac, que ne l'a-t-il donc fait dès le début ? Tout au long de cette vaine traversée, il est habité par le souvenir de son frère disparu qui, tout en étant nu, lui avait conseillé de doubler ses vêtements et de prendre garde aux serpents, que l'on confond avec des cordes abandonnées sur la route. « Tout ce que nous perdons continue à briller à l'intérieur de nous », dit l'une des maximes disséminées par le narrateur à travers le roman et qui lui tiennent lieu de viatique. Et ce sont ces lumineuses maximes qui apportent en fin du
compte la preuve que, malgré son échec tragique, il a bien gagné son pari et réussi sa traversée.
*
Kadhim Jihad
(érivain et traducteur irakien)






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من هرطقات القنفذ



ترتقي الأغنية عندما تحاول تثبيت الزمن الهارب
أجمل الأغاني وأبقاها هي التي حاولت ذلك
 هنا سكنت فيروز مثلاً

للحواس أيضًا أمكنة؛ لذلك نذهب أحيانًا إلى
 قطعة موسيقى أو قصيدة
  
لا يمكن أن تبدأ كتابًا إلا إذا انتهى

يكبر الشعراء 
وتظل قصائدهم تتسلّق شجرة ما


 
يأتي الإنسان إلى الدنيا ليكرر نفسه؛ يسمي ذلك تطورًا، ويُسكن السعادة في الماضي
. الإنسان ينظر إلى المستقبل وهو يكبر نحو الماضي

 
 
نظل نتأرجح ما بين قديرين: الحب والموت
 لكن الحب وحده هو الذي يكررنا
.
 
حتى الجسد يتذكر؛ لكنه لا يستطيع الترميز
 فيلجأ إلى التكرار
 

 
تعلُّم الحياة يستغرق الحياة كلَّها
 
 
الحياة مثل الأم: في البداية تُعطي فقط، ثم تطالب
 

 
في كل اسم بقية من ماضٍ مقدّس أو...مدنس

 

 
الحييْوان والبويضة: ما قبل التاريخ، بالنسبة للكائن

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